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Cinéma letton
 

Cinéma letton

 

Six mois après que les frères Lumière réalisent la première projection de cinéma à Paris en 1896, Riga, capitale lettone, dans son magnifique cirque Solomonsky, eut le même privilège. Au cours des cinq années qui suivirent, des entrepreneurs de Riga ouvrirent des espaces pour présenter des films comme Le Royal Vio en 1901, et plus tard au cours de cette première décennie, des soirées de cinéma eurent lieu dans les Jardins de Vermanes à Riga.

Partageant son destin avec d’autres pays d’Europe, le premier film tourné en Lettonie fut un documentaire. Réalisé par Aleksandr Stanké, ce projet novateur portait sur l'inauguration d'un monument dédié à Pierre I dans la capitale Lettonne.

Lacplesis

Lacplesis

En raison du manque d’information et de documentation officielle sur le cinéma letton, plusieurs versions circulent sur la date exacte du premier long métrage dans le pays. Certains historiens assurent que les premiers films muets de ce type furent réalisés à partir de 1913, d’autres en revanche, s’en tiennent à une autre version affirmant que la Lettonie dût attendre les années 1930, Alesandr Rusteikis dirigeait alors le Lāčplēsis. Ce qui est certain c’est que pendant ces premières années, des femmes telles que Lia Mara et Maria Leiko devinrent les premières divas du grand écran.

Après la Première Guerre Mondiale, des sociétés de cinéma lettonnes furent fondées par trois familles : les Blumbergs, les Edgars et les Voldemars. Dans le même temps, d’anciens photographes tels que Eduards Kraucs, Jānis Sīlis et Arnolds Cālītis commencèrent à s’aventurer dans la réalisation. De ces années, le film le plus marquant est celui de Vilis Lapenieks, The Fisherman’s Son (1939).

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Lettonie se retrouva sous domination soviétique, et son industrie cinématographie – tout comme celle d’autres pays de l’URSS - sous la surveillance, la censure et le soutien financier du Régime.

Des films tels que The Story of a Latvian Rifleman (1957) dirigé par Pavels Armands, et Tobago Changes Its Cource (1965) de Aleksandras Leimais, reflètent la nouvelle tendance propagandiste stimulée par le régime soviétique.

Depuis son indépendance en 1991, le cinéma letton semble démontrer son talent à promouvoir les droits humains et plus particulièrement le droit des enfants grâce à des directeurs tels que Janis Streics et Varis Brasla plusieurs fois récompensés dans de prestigieux festivals, parmi lesquels le Festival International du film pour enfant de Chicago.

   

Vilis Lapenieks

Vilis Lapenieks

Pa celam aizejot

Pa celam aizejot

Au cours des dernières années, les réalisateurs Uma Celma, vainqueur du Festival International de courts-métrages de Upsala ; Varis Brasla, nominé pour son travail remarquable à la Berlinale ; et Viesturs Kairiss, vainqueur du Jury Priza au Festival de Film Radiance pour son film Pa celam aizejot (2001), brillent parmi les meilleurs réalisateurs en Lettonie.

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