Ce soir 20:50 - 22:20Peur bleue (Portugal)

Entretien avec Gianfranco Gallo

Gianfranco

Gianfranco

Entretien avec Gianfranco Gallo (Acteur)

Comment avez-vous rejoint ce projet ? Comment s’est déroulé le casting ?
J’ai rencontré un autre réalisateur, Giuseppe Gagliardi, pour la série 1992. À cette occasion, il m’a demandé si j’avais été contacté pour La Loi de la mafia. Il connaissait le scénario et était persuadé qu’il y avait un rôle pour moi dans le film. J’ai ensuite passé une audition pour le rôle de Don Carmine avec le réalisateur Alessandro Piva et il m’a choisi.

Comment vous êtes-vous préparé au rôle de Carmine ? Avez-vous rencontré de vrais membres de la mafia ?
Ce n’est pas la première fois que j’incarne un chef de la Camorra. La plupart du temps, je me préparais en regardant des vidéos, en récoltant des informations, en rencontrant des proches qui pouvaient me parler de ces personnages dans leur vie quotidienne. Le rôle de Don Carmine était différent. Je savais de qui il s’inspirait, mais je n’avais pas de vidéos ni d’anecdotes à son sujet. Je me suis donc basé sur sa biographie et il m’a semblé être un personnage intéressant, tout droit sorti d’une tragédie de Shakespeare : un roi malfaisant qui abdique avant d’arriver au sommet, déçu par le monde qu’il a contribué à créer. C’est un personnage dont les silences sont plus parlants que les actes. Cette préparation m’a beaucoup aidé par la suite pour le personnage de Giuseppe Avitabile que j’ai incarné dans la série Gomorra.

C’est un film parfois violent. Est-ce une représentation réaliste de la mafia italienne ?
Malheureusement, toutes les mafias sont violentes. La mafia sud-américaine est sans doute la plus violente, en tout cas dans ses expressions. Mais celle que le film dépeint a une structure pyramidale qui la rend unique et presque incontestable.

À votre avis, qu’est-ce qui différencie La Loi de la mafia des autres films sur le sujet ?
Très souvent, en Italie, les réalisateurs adoptent une approche documentaire dans les films sur la mafia, avec des acteurs choisis dans la rue et une démarche quasi-néoréaliste. La Loi de la mafia, au contraire, est un film d’auteur, pensé et écrit pour les acteurs. Le film est plus proche des Affranchis que de Gomorra, pas en termes de budget, bien entendu, mais dans sa démarche.

Quel a été le plus grand défi auquel vous avez dû faire face lors du tournage ?
Lorsqu’on incarne un personnage sur plusieurs décennies, le maquillage est toujours une étape compliquée. Je trouve que le maquilleur Puccio Desiato a fait un excellent travail. Vers la fin du film, j’ai même du mal à me reconnaître.

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