À l'antenne 06:00 - 08:00Résistance (Espagne)

Interview avec Tomas Donela

Tomas Donela
Farewell 5
Farewell 4

 

 

Retour à L’Adieu

Interview avec Tomas Donela (Réalisateur)

Comment vous est venue l’idée de ce film?
Difficile de mettre des mots dessus. Je crois que les idées sont comme les rêves, on ne sait pas vraiment pourquoi elles viennent ni d’où elles viennent, elles viennent tout simplement. J’ai d’abord eu l’idée du début et de la fin du film mais je ne savais pas ce qui allait se passer entre les deux. Puis, j’ai vécu un évènement personnel inhabituel et, quand je m’en suis remis je me suis dit « il n’y a pas de coïncidences dans la vie, maintenant je tiens le deuxième acte du film. »

Dans L’Adieu, le personnage principal est un parfait mélange d’égoïsme et de sensibilité, comment êtes-vous parvenu à transposer ça dans le film?
Je dois souligner le talent de l’acteur, que je connais depuis 20 ans et avec qui j’ai tourné mon premier film. Quand j’ai eu l’idée de L’Adieu pour la première fois, il était vraiment jeune mais, la vie faisant bien les choses, le temps que nous commencions le film, il avait atteint l’âge exact du personnage que j’avais imaginé. Toute la qualité du personnage est due à sa capacité à comprendre et à interpréter ce que j’ai écrit.

Si vous pouviez, qu’amélioreriez dans le film?
En toute honnêteté, je le raccourcirais un peu et je changerais l’un des morceaux de la bande originale. Mais tout le plaisir que j’ai eu en réalisant L’Adieu ç’a été de le faire exactement comme je le voulais.

Qu’est-ce qui a pris tant de temps pour obtenir les droits et réaliser le film?
C’était principalement un problème de financement. Mais j’ai entendu dire que Forrest Gump avait mis 13 ans à être produit donc je ne suis pas celui qui a le plus attendu… Et du moment que le film a été fait, ça valait le coup !

Vous attendiez-vous à un plus grand succès tant commercial et critique, après que le film ait été sélectionné par le Sundance Institute comme l’une des meilleures productions européennes ?
Le succès commercial n’est pas une raison qui pousse à faire un film et en même temps, je mentirais si je vous disais que je ne l’avais pas espéré. La plus grosse erreur est d’espérer. Si vous n’attendez rien, vous ne pouvez qu’être satisfait. Ce sont les espérances déçues qui posent problème. Je suis heureux de pouvoir dire que le film a été projeté dans tout le Canada, à Chicago. Plusieurs chaînes de télévision publiques l’ont diffusé à la Toussaint. Je ne pas déçu du tout !

Selon vous, est-ce difficile de réaliser un film en Lituanie aujourd’hui?
C’est très difficile, et je ne suis pas le seul à le dire. Mais, une fois encore, les choses sont ce qu’elles sont. Je vis en Australie aujourd’hui et je considère ça comme un « exil forcé ». Je préfèrerais vivre dans mon pays mais je ne peux pas.

Pensez-vous que cette situation finira par changer?
Je l’espère. Nous sommes encore à la traîne mais la situation s’améliore et les jeunes générations rencontrent de plus en plus de succès auprès des investisseurs privés.

Travaillez-vous sur de nouveaux projets en ce moment ? Pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
Il s’agit d’une adaptation d’un livre canadien qui s’appelle Underground mais, en raison des droits, il s’appellera Bloodlands en anglais. C’est une histoire fantastique à propos d’une guerre qu’on connait mal en Occident. Quand les Russes ont occupé la Lituanie en 1944 et l’ont enfermée derrière le Rideau de Fer, ils ont rendu notre combat muet pour l’Occident. Pourtant, 35 000 hommes ont combattu les Soviétiques dans la forêt.

Nous sommes également en train de finaliser le scénario d’une histoire d’amour. Le film sera tourné en Lituanie, mais aussi à Paris, en Suisse et un peu en Allemagne. Il faudra que ce soit une coproduction car le budget est assez important.

Retour à L’Adieu

Inscrivez-vous à la Newsletter Eurochannel !

Ne manquez rien de notre programmation et de nos concours et événements exclusifs !