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LE CINÉMA TCHÈQUE

Cinema

Jaroslav Siakel

Havel

Milos Havel

Kolja

Kolja


LE CINÉMA TCHÈQUE

Pour partir sur la trace du cinéma slovaque, il faut remonter aux vieux jours de la Tchécoslovaquie, lorsque la République Tchèque et la Slovaquie formaient une seule et même nation et partageaient certaines traditions artistiques. L’histoire du cinéma tchèque, aussi bien que slovaque, commence en 1921 avec Jánošík, un long métrage de JaroslavSiakel.

La professionnalisation de l’industrie

Dans les premiers jours du cinéma tchécoslovaque, les intrigues sont pour la plupart inspirées des traditions et du folklore du pays, et se déroulent souvent dans les campagnes. Jan Kříženecký, considéré comme le premier réalisateur et cinématographe, filme des documentaires courts et des bulletins d’information, populaires à travers l’Europe durant la fin du 19ème siècle.

Pendant les années 1920, l’époque du cinéma muet, la Tchécoslovaquie produit approximativement 20 longs métrages par an. Le cinéma national inclue typiquement des mélodrames éclairant des questions sociales. Lorsque le son fait son apparition, la popularité du cinéma est telle que Prague devient la ville avec le plus de salles de cinéma par habitant.

En 1931, Milos Havel mène l’industrie en construisant un studio de production moderne à Barrandov. Après sa conception, le studio produit 80 films par an.

Le nazisme et les invasions communistes

Après l’invasion de la Tchécoslovaquie en 1939, les Allemands ont largement réquisitionné les studios de Barrandov. Les nazis savaient que le contrôle des médias était crucial pour la propagande, ainsi le cinéma tchèque jouit d’une ère prospère.

Les années 1950 représentent un tournant complet dans la politique du pays avec le coup d’état communiste en 1947. Les studios de Barrandov et d’autres complexes sont nationalisés jusqu’en 1990.
Bien assez tôt, les communistes intoduisent leurs propres idées dans l’industrie car également conscient du pouvoir des médias. Les histoires de réalisme social sur la classe ouvrière, ainsi que la propagande anti-américaine se popularisent, comme The Kidnapping (1952), réalisé par JánKádar et ElmarKlos. Le réalisateur Otakar Vávra devient le cinéaste le plus important de l’ère communiste.

La période allant des années 1960 au début des années 1990 connaît un assouplissement du programme de censure dans le cinéma tchèque, laissant ainsi plus de liberté à certains réalisateurs innovants pour produire des films d’aventure et de fiction. On retient principalement  Le Miroir aux alouettes (1965) de JánKadár et ElmarKlos qui remporta l’Oscar du Meilleur Film en Langue Étrangère

Les années 1960 se transforment en Nouvelle Vague Tchèque, l’âge d’or du cinéma tchèque, qui est fréquemment associé aux travaux de jeunesse de réalisateurs tels que Miloš Forman, VěraChytilová et Jiří Menzel, entre autres.

La période contemporaine

Partageant les mêmes conditions que les anciens pays de l’URSS, le cinéma tchèque connaît des difficultés du fait d’un manque de fonds et d’un environnement politique instable : la chute du régime soviétique et le partage de la Tchécoslovaquie. Cependant, l’industrie du film tchèque non seulement reste présente mais prospère, en particulier avec les films  L’École élémentaire (1991) et Kolja (1996), qui remporta un Oscar du Meilleur Film en Langue Etrangère.

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