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Entretien avec Charlotte Munck (Anna Pihl) Pourriez-vous nous décrire la série en quelques mots ? Il s'agit d'une série policière, mais elle est « humaine ». D'autres séries policières sont moins axées sur la vie personnelle de leurs personnages, mais plus sur l'intrigue. La série raconte avec réalisme la vie d'une policière de nos jours, autant sa vie professionnelle que sa vie privée. Qu'est-ce qui vous a attiré dans le personnage d'Anna Pihl ? J'ai aimé le fait qu'elle soit une nouvelle recrue, désireuse de réussir dès le premier jour. C'est une combattante avec une profonde compréhension de la nature humaine, une compétence qu'elle sera de plus en plus capable de mettre en application dans son travail au fil de la série, ce qui fait d'elle une excellente policière. Décrivez-nous l'expérience d'incarner une femme policière. Il s'agit d'un des métiers les plus difficiles, pas toujours très reconnus socialement. Vous devez gérer des situations complexes, vous êtes exposés à de réels dangers en permanence. Parallèlement vous devez être capable de mener une «vie normale » lorsque vous rentrez chez vous. Je pense qu'il est indispensable, comme pour tout emploi, de bien séparer sa vie professionnelle et sa vie personnelle. En somme, un véritable défi pour moi car il s'agit d'un monde loin du mien aussi bien sur le plan physique que sur le plan psychologique. Afin de me mettre dans la peau du personnage, il y avait une nouvelle mentalité à adopter. C'est un travail important en tant qu'actrice et je trouve cela extrêmement excitant. Cela m'a permis d'expérimenter des côtés très sombres de la profession de policier. La frontière est très mince et parfois complexe entre le pouvoir et l'impuissance lors de situations extrêmes. Parlez-nous de votre collaboration avec l'équipe de la série. Je tournais dans presque chaque scène en tant que personnage principal de la série. C'est une expérience incroyable de travailler autant et de manière si intense avec une excellente équipe. Cela a été un grand plaisir de travailler avec Iben Hjejle que vous connaissez peut-être pour son rôle dans High Fidelity, un film de Stephen Frears, comme cela a été le cas avec l'acteur suédois Ola Rapace, ou encore avec le réalisateur Mikkel Nørgaard, pour ne citer que quelques noms d'une équipe incroyable! Quelles sont les principales différences entre les séries danoises et les séries d'Hollywood? D'une manière générale, je pense que les séries danoises pour des raisons financières, doivent séduire le pays dans son ensemble: les jeunes, les personnes âgées, les enfants et les adultes car nous ne sommes que 5 millions au Danemark. Aux États-Unis, les séries peuvent être plus spécifiques dans les histoires qu'elles racontent car elles peuvent cibler des publics différents. Récemment a eu lieu la première de My Fair Lady dans laquelle vous incarnez Eliza Doolittle au Danish Royal Theatre. Parlez-nous de cette expérience ? Un travail incroyable et dur à la fois, c'est le beau mélange de ces deux composantes. C'est un rôle fantastique et difficile à jouer tant sur le plan physique que sur le plan émotionnel. Il s'agit d'une histoire sur le fait de grandir, sur l'ambition et sur comment trouver sa voie dans la vie en découvrant sa véritable nature, en identifiant ses vrais talents et en apprenant à les utiliser de la meilleure façon possible: un grand frisson et un grand voyage sur scène tous les soirs. Quels sont vos prochains projets ? Beaucoup de choses très différentes. J'ai récemment commencé les répétitions d'une pièce intitulée MÅSKE (Peut-être). J'ai été invitée à écrire et à jouer dans une pièce de 15 minutes dans le cadre d'un spectacle entièrement basé sur des courtes pièces inspirées par le mot: Peut-être. C'est une chose que je voulais faire depuis longtemps, je suis donc très satisfaite. Enfin, je vais jouer dans une série sur la vie du réalisateur danois mondialement connu : Carl Th. Dreyer. |


