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Giallo: Thrillers à l'italienne
Les plus cinéphiles connaissent certainement le Giallo, une des alternatives aux blockbusters américains. Le Giallo est loin d’être un cinéma tout public, avec des scènes de nu sensuelles et des explosions d’hémoglobine. Mais ce genre existe depuis maintenant plus de 40 ans, et l’on ne compte plus ses fans de par le monde. Le nom de Giallo provient d’une série de roman policier parue en 1929 en Italie, appelée Il Guiallo Mondadori. Il s’agit d’un clin d’œil à la couverture jaune de ces livres. |
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La littérature Giallo a d’abord été un succès en librairie, avant d’attirer les producteurs et réalisateurs en quête de nouveauté. Le genre a été décliné différemment en Italie et dans les pays anglo-saxons, mais tous les films partagent le même ancrage dans le mystère et le suspens. La popularité du genre a vraiment commencé à grandir dans les années 60, en parallèle des grands mouvements cinématographiques. Les films ont poussé la violence et la sexualité à outrance, surpassant les livres. Une des pioniers du Giallo est Mario Bava, réalisateur de The La fille qui en savait trop (1963). Ce film qui est une claire référence au film d’Hitchcock L’Homme qui en savait trop (1956) est devenu un classique du genre. |
La fille qui en savait trop
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Dario Argento |
Les figures les plus importantes du Giallo furent Dario Argento, Mario Bava, Lucio Fulci, Aldo Lado, Sergio Martino, Umberto Lenzi, et Pupi Avati. Leurs films sont devenus des incontournables, tel 6 femmes pour l’assassin (1964), Une folle envie d’aimer (1968), L’oiseau au plumage de cristal (1970) et Torso (1973). L’influence du Giallo a fini par décroitre, ne restant accessible qu’aux initiés. Le Giallo a tout de même influencé de nombreux films modernes, comme le premier film de Brian de Palma et John Carpenter, Halloween (1978). Le film de David Fincher, Seven (1995) est aussi considéré par les critiques comme un héritier du Giallo.
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