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Interview avec Joost Wynat Comment vous-est venue l'idée de ce film ? J'ai d'abord écrit le scénario d'un court-métrage appelé Le dernier été qui était mon projet pour l'obtention de mon diplôme. Il est basé sur mes propres expériences de jeune gamin ayant grandi dans un petit village. J'ai remarqué que depuis la fin de mes études, mes vieux amis de mon village avaient changé, et moi aussi j'avais changé. Nous entrions dans l'âge adulte et j'ai réalisé que les vieux jours ne resteraient que des souvenirs. Nous avons grandi chacun de notre côté et avons suivi des routes bien différentes. J'ai donc réalisé mon film Le dernier été qui parle d'un groupe de quatre amis dont l'amitié est à la limite de l'implosion. Chacun suit son propre chemin, et c'est leur dernier été réunis tous ensemble. Mon court-métrage a remporté quelques grands prix lors de festivals de courts-métrages en Belgique et j'ai reçu un prix pour pouvoir réaliser un autre court-métrage. Frank Van Passel, un producteur et réalisateur belge a vu le film et m'a demandé si l'adaptation de ce court en long métrage m'intéressait. J'ai adoré l'idée et j'ai ainsi décidé d'accepter sa proposition. Avec un petit budget, j'ai donc pu réaliser le long métrage Le dernier été inspiré de mon court-métrage. Le dernier été a quelques ressemblances avec certains films américains comme American Pie, était-ce votre intention? Pas le moins du monde. Je n'ai d'ailleurs vu American Pie qu'après avoir fini de réaliser mon film. Il y a des thèmes universels que vous pouvez également trouver dans Le dernier été. Ce sont deux films comiques sur le passage à l'âge adulte. Comment avez-vous vécu le fait de diriger de si jeunes acteurs? C'était très agréable de travailler avec ces jeunes, en particulier parce que le reste de l'équipe et moi-même étions également plutôt jeunes. Nous avons fait le film avec une bande d'amis ayant obtenu leur diplôme en même temps que moi, donc c'était pratiquement le premier long métrage pour tout le monde. Cela a permis de faire de ce tournage de film une expérience magique pour les acteurs et pour moi-même. Je viens du théâtre alors je suis habitué à des périodes de répétition plutôt longues. Le budget était si restreint qu'il n'y avait pas particulièrement de pression et je pouvais prendre mon temps pour répéter avec les jeunes acteurs. Quelle est selon vous la particularité du cinéma belge par rapport au cinéma du reste de l'Europe ? Je pense que le cinéma belge a toujours eu une touche surréaliste. C'est parce que nous sommes un peu le pays de l'absurde, fondé comme un état tampon entre l'Allemagne et la France. Puisque nous avons toujours été sous la domination d'autres pays, nous sommes un peuple capable de penser hors des sentiers battus. Nous sommes influencés par ce qui nous entoure, mais pas bloqués par la tradition. Nous avons une sorte de vue absurde sur les choses, vous l'entendez dans notre musique, cela se voit également dans les peintures et bien sûr, elle influence nos films. Le cinéma belge est vite devenu une marque forte, les frères Dardenne en sont l'exemple le plus connu. Mais il y a aussi des films comme Bullhead et Hasta La Vista qui ont plutôt bien fonctionné au niveau international. Je pense qu'il y a beaucoup de talents en Belgique et les gens commencent vraiment à s'en apercevoir. Quels sont vos projets actuellement ? Je développe un nouveau film en collaboration avec Louis Pons avec qui j'ai déjà collaboré pour Le dernier été. Le scénario est enfin prêt et nous espérons débuter le tournage en hiver 2013. C'est un film totalement différent, et je suis vraiment impatient de commencer. J'ai aussi réalisé des épisodes de l'émission télé Benidorm Bastards, une émission comique qui a remporté la Rose d'Or de la Meilleure Emission de comique européenne et Meilleure série TV. Cette année, le programme a remporté à New York l'Emmy de la Meilleure émission de divertissement. Le programme été adapté dans plus de 20 pays. Je travaille aussi sur une nouvelle pièce de théâtre et un documentaire. |

