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Interview avec Tomas Karminsky (Producteur)
Comment avez-vous eu l'idée de faire un film sur Vlado Sendrei? Le réalisateur et moi-même connaissions Vlado depuis une dizaine d'années. Nous avions d'ailleurs fait un court documentaire sur lui, et un autre sur son groupe. Mais c'est lui qui nous a appelés pour le film.
Quel est l'importance de la communauté gitane en Slovaquie? Ils représentent 2 % de la population, bien que les chiffres officiels disent 10%. La majorité blanche s'inquiète de leur croissance car ils ont plus d'enfants que les autres couples.
Comme dans d'autres pays européens, y a-t-il une discrimination envers les Roms, liée à l'insécurité? Ça existe. Il y a deux types de gens du voyage ici. Certains vivent dans des ghettos, dans des conditions très difficiles et ont du mal à s'intégrer. D'autres sont similaires à ceux vus dans le film : il y a peu de tensions entre eux et la majorité blanche.
En tant que producteur, quel regard portez-vous sur l'industrie cinématographique slovaque ? La situation est en train de changer. Cela fait quelques années que le Fond Audiovisuel aide les producteurs indépendants, et la télévisions publique aussi.
À quoi peut-on s'attendre avec Le vote gitan? C'est l'histoire particulière d'un héros Rom. Ce n'est pas seulement l'histoire d'une communauté, mais aussi celle des relations entre hommes et femmes.
Interview avec Tomas Karminsky J'ai d'autres projets sur des minorités : les Hongrois. C'est sur les relations entre Slovaques et Hongrois, sachant que les tensions entre les deux pays sont historiques et bien ancrées.
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