Interview avec Christopher Buchholz

 

Christopher Buchholz

Christopher Buchholz

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Interview avec Christopher Buchholz (Acteur)

Sachant que votre personnage est muet, avez-vous suivi une préparation particulière ?
Comme l'histoire est basée sur un fait divers, j'ai recueilli des informations sur le tueur. C'était un Autrichien qui a tué quatre personnes dans quatre bureaux différents. C'est généralement plutôt les employés qui tuent leur chef, mais là c'était le contraire. J'ai trouvé très difficile de comprendre les motivations de ces personnes prises d'une rage meurtrière. J'ai commencé à avoir une meilleure idée quand j'ai compris qu'il était extrêmement seul. Cela reste tout de même un mystère de savoir pourquoi quelqu'un bascule soudain dans le massacre.

Il semblerait que vous ayez eu le rôle deux ans avant le début du tournage. Comment avez-vous obtenu le rôle ?
C'est une histoire assez drôle. J'ai reçu un mail du réalisateur me demandant si je voulais diriger une pièce de théâtre. Je n'ai fait qu'une pièce en France, donc j'étais assez surpris. J'ai dit oui, et dans son email suivant il me demandait si je voulais aussi jouer dans la pièce. J'ai encore dit oui. Puis il m'a envoyé un autre email en me demandant si je voulais jouer un personnage sombre dans un film qu'il était en train d'écrire. J'ai dit oui. Nous avons donc fait un film à Venise et il m'a invité avec toute ma famille. Nous nous sommes très bien entendus et voilà !

Vous avez tous les deux travaillé au théâtre, cela change-t-il votre façon de travailler ensemble ?
Nous avons la même passion pour le cinéma. Il est super sympa et nous nous entendons très bien.

Quel a été votre plus grand défi lors du tournage ?
Les scènes de massacre, je pense, parce qu'il y a beaucoup de clichés à éviter. Je me suis surtout concentré à montrer que le personnage prend de l'assurance et qu'il devient plus habile avec son arme. Pour le reste c'était assez habituel, ne pas surjouer essentiellement.

La critique a très bien accueilli le film, vous avez reçu de nombreux prix. Mais y a-t-il quelque chose que vous aimeriez changer dans votre personnage ?
Je ne crois pas que je changerais quoi que ce soit dans mon personnage, je le trouve bien. J'aurais peut-être amélioré le scénario. Quand il y a autant de personnages c'est dur de trouver un bon équilibre. Je trouve le film un peu trop long.

Avez-vous déjà pensé partir à Hollywood, pour de nouvelles expériences ?
Je suis né à Los Angeles, et j'y ai vécu dans les années 80. Mon deuxième film, The House on Caroll Street avec Kelly McGillis, Jeff Daniels et Mandy Patinkin a été filmé à New York. J'ai donc fait ce film qui a bien marché, puis une série, mais je n'ai pas vraiment aimé ça. Le problème à Hollywood c'est que quand on n'est pas complètement Américain c'est très difficile de se faire une place. Il faut avoir de la chance pour décrocher un rôle récurrent dans une série.

Vous avez travaillé dans plusieurs pays en Europe. Lequel préférez-vous en termes de cinéma ?
Je dirais la France, parce que l'Italie a été massacrée par Berlusconi, et ils n'ont pas tellement de films qui sortent. En France il y a une identité propre, et il y a beaucoup de personnes qui veulent voir des films français. C'est un pays avec une grande qualité de production et de nombreuses opportunités pour les jeunes talents, mais c'est aussi un peu un club privé. Il faut connaitre quelqu'un pour y être invité.

Travaillez-vous sur des projets en ce moment? Pouvez-vous nous en parler ?
Je vais faire une série en France. Ça se passe dans un village durant la Seconde Guerre Mondiale, et je vais jouer un soldat nazi.

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