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Retour à Les mystères de la route de Sintra Interview avec Ivo Canelas (Acteur) Qu’est-ce-que le public peut attendre du mystère de la route de Sintra? Je dirais que le film est un thriller sur la culture portugaise. Comment vous êtes-vous préparé pour votre personnage? C’était une expérience très intense. Je vivais à New-York à l’époque, et le soir de mon départ, j’ai dit à l’un de mes amis que je jouerais le rôle d’Eça de Queiroz. Il m’a dit « tu vas devoir perdre du poids ». Cela m’a marqué, et j’ai entamé un régime draconien qui m’a permis de perdre 20 kilos. Je n’ai rien mangé de solide pendant un mois. Le mystère de la route de Sintra est un film d’une autre époque. Si vous pouviez remonter le temps, à quelle époque souhaiteriez-vous vivre ? Dans le futur : je suis très curieux, et j’ai hâte de savoir ce que nous réserve l’avenir. Si je devais choisir un moment du passé, j’aimerais remonter avant la naissance de l’humanité. Comment avez-vous décroché le rôle ? Avez-vous participé au casting ou connaissiez-vous le réalisateur ? Je connaissais le réalisateur, et il m’avait déjà proposé quelques projets il y a quelques années mais cela n’avait pas marché. Comment était-ce de travailler avec l’un des plus grands noms du cinéma au Portugal, Jorge Paixão da Costa ? C’était vraiment intéressant, on s’entend très bien. C’est un homme très passionné et très ouvert d’esprit donc c’était une relation très agréable. On était presque comme des gamins dans la cour de récréation à jouer avec des machines et à faire des jeux de rôle. Que pensez-vous du cinéma portugais, sa créativité et son évolution ? Qu’est-ce qui le différencie du cinéma européen? J’ai travaillé en Espagne et en Italie, et donc je peux affirmer qu’il n’existe pas d’industrie cinématographique au Portugal. Nous avons une toute petite infrastructure et la crise a encore compliqué les choses. Nous vivions de l’aide de l’Etat, mais celui-ci ne nous finance plus. J’espère que ce manque de soutien poussera les gens à trouver d’autres sources de financements, même si c’est très difficile. Je pense que les entreprises qui investissent dans l’industrie devraient bénéficier d’une réduction d’impôts. Cela permettrait de développer la culture à travers le cinéma. |

