Interview avec Jan Dunn

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Interview avec Jan Dunn (réalisateur)

Comment avez-vous eu l’idée de realiser L’appel ?
Je travaillais alors sur Ruby Blue quand ma productrice m’a dit que l’on devrait faire des films à plus petits budgets. Elle a aimée l’idée des nones.

Vous avez eu Susannah York sur ce projet dans une manière plutôt atypique, pouvez-vous nous dire ce qu’elle a pensé du projet à ses prémisses ?
J’ai tout d’abord pensé la prendre pour le rôle de la chef des religieuses mais avec un budget serré c’était compliqué. Je lui ai donc écrit une longue lettre lui disant que j’aimais tout particulièrement ses films dont On achève bien les chevaux. Je lui ai envoyé le scénario et tard dans la soirée le téléphone a sonné et une voix me dit qu’elle a apprécié ma lettre et qu’elle aimerait travailler avec moi. On est resté très longtemps au téléphone et je suis allé la voir dans sa maison de Londres la semaine d’après.

Comment avez-vous eu l’inspiration pour le film ?
Il y a un ordre de Bénédictine à deux pas de là où j’habite dans le petit village de Minster. Elles se trouvent dans l’abbaye de Minster et elles sont Bénédictines depuis le 13ème siècle. Elles ne sont plus que 9 désormais.

J’ai aussi lu des livres et des articles à propos des religieuses des couvents; comment vivent-elles et comment on y entre. La plupart des livres étaient très contemporains mais j’ai aussi lu des livres anciens sur la Règle de Saint Benoit. Je voulais aussi écrire un scénario amusant.

Avez-vous eu des retours, positifs ou négatifs, de religieuses qui auraient vu le film ?
La revue religieuse Catholic Times a refusé de faire un article dessus, ce qui est très étrange car ils nous ont permis de faire référence à leur magazine dans le film. Il s’agit aussi d’un film sur une femme qui décide de devenir religieuse. Un grand nombre de femme d’une quarantaine d’année sont venus me voir à la fin du film pour me dire à quel point elles l’avait aimé, tant l’humour que les autres aspects. Nous avons eu un très bon retour du public au Festival du Film International d’Édinbourg où il a été élu Meilleur Film du festival. Je me rappelle qu’à la fin du film, deux femmes sont venus vers moi et m’ont dit que ce film leur avait permis de réaffirmer leur foi.  

Vos films sont très souvent tournés dans le Kent, avez-vous pensé à tourner un film dans une ville plus grande comme Londres ou Édimbourg ?
Ces trois films étaient entièrement faits pour être realisé à cet endroit et ils avaient des contraintes budgétaires assez importantes. Je préfère écrire un scénario et ne pas m’occupper de où je vais tourner. J’habite à Ramsgate dans le Kent et des membres de mon équipe habitant ici aussi, cela était simple de le tourner dans le coin.

Mes prochains films ont des budgets plus importants et je n’ai pas pensé à là où je les tournerai. Year of Wonders est entièrement tourné dans le village d’Eyam dans le Derbyshire. J’ai le souhait de réaliser un film entier en au Pays de Galles, avec une équipe galloise, écrit et produit par des gallois mais le Fond des Films Gallois n’est pas encore prêt à le financer.

Si vous aviez un budget illimité, quelle histoire adapteriez-vous au cinéma ?
La reine Mathilde, la première reine d’Angleterre. Elle fut la première relation de sang avec le roi Henry I, petite fille de William le Conquérant; elle avait 16 ans d’expérience en tant qu’impératrice d’Allemagne.

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