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Interview avec Jiri Madl (Acteur) Comment vous êtes-vous préparé pour le rôle d’Ubr ? J’ai dit à la productrice que je connaissais quelqu’un qui lui ressemblait énormément. Je ne voulais pas aller au casting. À l’époque, j’avais déjà tourné dans quelques films mais je ne voulais pas être trop sous les projecteurs. J’ai fini par aller au casting, mais elle avait encore des doutes. Qu’est-ce qui vous a le plus motivé pour jouer dans ce film ? Je ne sais pas. J’aimais bien le rôle. Quand j’ai eu le scénario en mains, ce n’était même pas un second rôle, c’était presque de la figuration. Puis finalement mon rôle a pris plus d’importance, et quand j’ai vu le film, j’ai réalisé que c’était l’un des rôles majeurs. Croyez-vous que votre photo sur le poster, et l’évolution de votre personnage sont dus à votre côte de popularité de l’époque ? Je ne crois pas. La société de production accorde plus d’importance à la popularité à l’étranger qu’en République Tchèque. Qu’est-ce-qu’un public étranger pourra trouver de typiquement tchèque dans le film ? Je ne sais pas vraiment, puisqu’il s’agit d’un drame. Je crois que le gens pourront voir que nous aimons les perdants. Nous avons une tendresse particulière envers eux. Comment êtes-vous devenu acteur ? J’avais fait un peu de théâtre à l’école, et nous avons même gagné une compétition nationale. Mais je n’ai pas souhaité continuer, je voulais devenir un grand joueur de hockey sur glace. Mais je me suis luxé l’épaule à 16 ans et on m’a interdit de jouer pendant plusieurs années. J’ai donc cherché une nouvelle passion, et ma mère m’a conseillé d’être acteur. On m’a parlé d’un casting ouvert à tous à Prague et j’y suis allé. J’ai eu le premier rôle, et c’est comme cela que tout a commencé. Comment avez-vous réagi quand vous avez remporté le prix du meilleur acteur au Festival de Karlovy Vary ? Vous êtes le plus jeune acteur à l’avoir gagné. Je ne m’y attendais pas du tout. C’était mon premier film sélectionné dans un festival international de cinéma. C’était vraiment fascinant d’être là-bas, et cela m’a permis d’être reconnu non seulement comme un acteur populaire de comédies, mais aussi comme un vrai comédien. Les gens ont complètement changé d’attitude envers moi. En tant que jeune acteur, comment voyez-vous l’industrie cinématographique tchèque ? Je crois que nous appartenons à cette vieille génération traditionnelle du cinéma, comme la France, le Royaume-Uni ou l’Italie. Mais notre industrie se meurt lentement car nous n’avons aucun soutien national, ce qui est dangereux pour une industrie aussi traditionnelle. Si vous n’avez pas d’aide de l’État, vous devez compter sur les sponsors mais ils veulent aussi avoir leur mot à dire dans la réalisation du film. Parfois cela marche, et parfois on fait des films stupides ou qui n’avaient rien à voir avec notre idée de départ. C’est une tendance de plus en plus forte. Vous avez aussi suivi des cours de scénaristes : comment cela s’est-il passé ? J’étais en fait particulièrement doué pour l’écriture. Je voulais être journaliste ou scénariste, et j’ai fini par être acteur. Mais j’essaie petit à petit de revenir à ma passion. J’ai co-écrit un film qui est produit actuellement. Je travaille sur d’autres projets mais dont je ne souhaite pas parler tant qu’ils ne sont pas finalisés. Je suis superstitieux ! Travaillez-vous sur d’autres projets en ce moment? Oui, je travaille sur une coproduction tchèque, slovaque et néerlandaise, inspirée d’un roman. C’est un film en anglais, donc c’est vraiment nouveau pour moi. |


