|
|
Interview avec Juris Kursietis (réalisateur) D’où vous est venue cette histoire ? Un jour de février 2011, je me suis réveillé et j'ai décidé d'écrire quelque chose à partir de ces évènements. Après, tout s'est passé très vite ; l'histoire a impressionné tous ceux à qui je l'ai montrée. En faire un film semblait naturel. Il n'a fallu que trois ans entre la première phrase et la sortie du film. Ce qui m’a semblé le plus important, c’était de retranscrire la vérité des faits. L'acteur principal n'est pas professionnel : comment l'avez-vous trouvé ? Quelque part dans un coin de ma tête, je savais exactement ce que je cherchais, et dans la plupart des cas, je savais que le gars qui se tenait devant moi n'était pas Modris après les dix premières secondes. Puis un jour, ce type arrive. Il est naturel, la caméra ne l'effraie pas, et il improvise même. Nous nous sommes tous rendu compte que Modris, c’était lui. Comme une évidence ! Tous les acteurs sont-ils des non-professionnels ? Le film est perçu comme très réaliste, parfois même comme un documentaire. Quel est le secret de votre tournage ? En quoi l'histoire est-elle importante en Lettonie et dans le reste du monde ? Ce film traite des relations et du pouvoir - entre les parents et leurs enfants, l'État et ses citoyens. À l'ère numérique, nous avançons toujours à grande vitesse. Tout se passe vite, et très souvent, nous oublions ce qui est le plus important. Je pense que ce film nous demande de nous arrêter un instant et de réfléchir à ce que nous sommes, à ce que nous faisons, à nos proches et à nous-mêmes. Ce film montre comment la compassion et l'humanité sont oubliées - peut-être pas intentionnellement, mais parce que tout le monde essaie tellement de bien faire les choses. Ce dont nous avons tous vraiment besoin, c’est de vivre l’instant présent, s'asseoir, respirer profondément et communiquer entre nous. |


