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Interview avec Miriam Giovanelli
Comment avez-vous été sélectionnée pour le film ? J'ai reçu un appel d'une personne ayant vu ce que j'avais fait ; elle est d'ailleurs devenue mon agent plus tard. Nous n'avions jamais parlé auparavant, mais c'était assez clair : je devais aller en Italie pour passer ce casting avec le réalisateur Matteo Rovere. Et c'est ce que j'ai fait. Quand j'ai réalisé que le personnage portait le nom de ma mère, j'ai vu ça comme un signe. Ça m'a donné du courage pour passer ces auditions dans une autre langue que ma langue maternelle.
Vous avez eu la chance d'être extrêmement attirante. Cela a-t-il été un handicap à un moment de votre vie ? Pour les acteurs notre corps est notre outil, il sert à raconter l'histoire de notre personnage. Bien sûr certain de mes rôles m'ont été attribués pour mon physique, mais pour d'autres j'ai dû beaucoup changer. Par exemple pour le film Mentiras y Gordas (Mensonges et grosses) j'ai dû gagner 12 kilos.
Comment se prépare-t-on à une scène romantique comme celle du film ? Matteo était très clair dans ses directives : il nous a dit exactement quand et comment il voulait les choses. C'était une simple conversation avec lui. Pour être honnête, le fait que je n'ai pas de dialogues dans cette scène, dans une langue qui ne m'est pas aussi aisée que l'espagnol, ça a été beaucoup plus facile pour moi.
Vous avez travaillé en Espagne et en Italie, au cinéma et à la télévision. Que préférez-vous? J'aime travailler là où sont les opportunités. En Italie on m'a offert des rôles extraordinaires que je ne pouvais pas refuser, même si l'Espagne est mon vrai pays. Après Gli Sfiorati, Dario Argento m'a proposé de faire partie de son prochain film, j'étais aux anges. Puis Francesco Mandelli m'a donné la chance de tourner en italien, ce qui était un vrai défi.
Quels sont vos projets au cinéma? Pour l'instant je finis le tournage d'un film en Italie, Il tredicesimo apostolo, et en avril je repars en Espagne, pour d'autres projets.
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