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Interview avec Ola G. Furuseth (Acteur)
Comment vous êtes-vous préparé pour votre rôle ? Il est difficile de répondre à cette question sans trop en dévoiler. Tout d’abord, j’ai cherché à savoir si je devais vraiment accepter le rôle. Le thème est tellement sensible que je savais dès le début que je voulais comprendre le personnage autant que possible. Cela signifie lire de la documentation sur plusieurs cas en Scandinavie. Ça a été une lecture plutôt sombre... Cependant, je baigne dans le style de vie de la classe moyenne, donc il s'agissait aussi de puiser dans ma propre vie.
C’est une comédie qui traite d’un sujet sensible en Europe, la migration. Comment les acteurs de la série sont-ils parvenus à aborder ce thème sans offenser les immigrants ? Tout d’abord, aucun d’entre nous n’a joué comme s’il s’agissait d’une comédie. Nous voulions créer l’univers et les personnages de sorte qu’ils soient au plus proches de la réalité. Je pense que ça a rendu la série plus authentique et plus drôle. Nous voulions raconter les histoires de personnes ayant de grandes difficultés. Enfin, il s’agissait surtout de mettre l’accent sur les contrastes entre les problèmes de la classe moyenne, et ceux des personnes qui sont réellement en difficulté.
Quel a été pour vous le plus intéressant dans cette série lors de la première saison ? Pour moi, ça a été de voir se dérouler les vies de ces gens de la classe moyenne. De voir leur style de vie aisé et le type de problèmes qu’ils peuvent s’inventer. Ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, tandis que d’autres personnages vivent dans un sous-sol sans savoir s’ils auront un endroit où loger le lendemain.
A-t-il été difficile de faire une comédie sur la migration ? Parfois, la comédie est le meilleur moyen de raconter une histoire sur un problème sérieux. J’ai toujours eu le sentiment que la série prenait la bonne direction, mais je ne m’attendais pas aux discussions que cela allait engendrer. Encore une fois, c’est pour cela que l’on raconte une histoire, pour donner matière à réfléchir.
Pourquoi nos téléspectateurs ne devraient manquer aucun épisode de la série ? C’est une série unique en son genre. Elle traite d’un sujet très important de façon humoristique, et nous fait prendre conscience de la différence entre les futilités et les vrais problèmes.
Travaillez-vous sur un quelconque projet en ce moment ? Pouvez-vous nous en parler ? Je joue dans une pièce appelée Incognito ici, en Norvège, dans laquelle j’incarne le docteur Thomas Harvey. C’est l’histoire vraie d’un pathologiste qui a pris le cerveau d’Einstein lors d’une autopsie, et l’a conservé pendant 40 ans pour l’examiner. Malheureusement, son travail stagnait et il a restitué le cerveau sans avoir fait de découverte. Plus tard, des scientifiques découvrent que le cerveau d’Einstein n’avait rien de différent de ceux des individus lambda.
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