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Interview avec Sanzhar Madiev (Zhan) Pour un public d'autres horizons et cultures, comment décririez-vous Le conte du lapin rose? Je dirais que c'est une histoire classique d'enfants privilégiés devenant si incontrôlables qu'ils commettent des erreurs irréparables. C'est une histoire de cupidité, d'injustice, de violence dans un monde à la fois moderne et fragile. Nous avons fait une avant-première du film à la New York Film Academy à Los Angeles. Tous mes amis, qu'ils soient du Mexique, du Brésil, du Nigéria ou de Hongrie ont bien compris le sens de mon histoire. Est-ce-que les gens d'autres cultures peuvent s'identifier à la jeunesse Kazakh d'aujourd'hui? Quand j'étais étudiant à Los Angeles, j'ai rencontré des gens du monde entier et je peux affirmer que nous nous comprenions tous parfaitement. Au fond, nous avons tous les mêmes problèmes. Nous avons bien sûr des particularités culturelles nationales, mais on se ressemble tous. Comment avez-vous obtenu un rôle pour ce film: connaissiez-vous le réalisateur ou avez-vous participé à un casting ? Je ne connaissais pas le réalisateur avant le casting. En fait je n'avais jamais entendu parler de lui. Le jour du casting il m'a demandé de jouer plusieurs rôles, mais je n'ai pas eu le premier rôle car je n'arrivais pas à me mettre dans la peau d'un garcon de la campagne. J'ai obtenu le rôle "du méchant", ce qui m'a plutôt surpris car je n'avais eu que des rôles de gentil garcon jusque-là. Farkhat Sharipov est un réalisateur assez jeune: comment était-ce de tourner dans un de ses films? Facile, difficile, stimulant? Un peu des trois je crois. Pourquoi simple? Déjà parce qu'il est à peine plus vieux que mois et nous avons des modes de vie similaires. Pourquoi difficile? Parce qu'il était justement jeune et son manque d'expérience se ressentait parfois. Pourquoi stimulant? Parce qu'à un moment, dans la vie d'un acteur, vous jouez un rôle avec lequel vous n'aviez rien en commun et vous vous dîtes; "Wow, je dois jouer ce gars-là? " Le cinéma Kazakh s'est beaucoup développé ces dernière années: quels sont ses atouts et ses faiblesses selon vous? Je crois qu'un des moteurs de notre industrie, c'est l'ambition, et l'argent que certains sont prêts à mettre pour concrétiser tous ces beaux projets. Nous avons beaucoup de jeunes acteurs et de réalisateurs talentueux: nous n'oublions pas nos aînés, mais il est vrai qu'il y a un fossé entre ce qu'eux ont fait et ce que nous voulons créer à present. La bureaucratie et certaines règles trop strictes nous empêchent parfois de mener à bien nos projets. Mais je suis certain que nous surmonterons toutes ces difficultés. Quels sont vos prochain projets ? Nous terminons en ce moment le tournage que nous avons commencé cette année à Los Angeles du film Angel of Death. D'ailleurs,je travaille encore avec Maxim Akbarov, qui jouait également dans Le conte du lapin rose. C'est une production mi-américaine mii-ouzbekh. Le film raconte l'histoire d'une équipe de la GIGN afghane luttant contre le trafic de drogue à la frontière. Le rôle principal est joué par l'acteur russe Igor Savochkin. Il tent le rôle du chef de la GIGN dont la femme a été assassinée après qu'il a tenté de faire arrêter la mafia. |



