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Interview de Karel Hermanek (Leopold Hilsner)
Leopold Hilsner est votre rôle le plus important jusqu’à présent. Ce tournage a-t-il été difficile ? Le plus difficile, ça a été de l’introduire sur plusieurs niveaux. C’était un homme très simple, un marginal, qui avant cet horrible meurtre, n’intéressait personne. Dès le tout début, nous avons essayé d’en faire un personnage haut en couleur pour que le spectateur puisse vraiment comprendre ce que Hilsner traversersait à ce moment-là. Ça a vraiment été une grande expérience pour moi.
Connaissiez-vous cette affaire avant le tournage ? Je dois avouer que non. Je ne comprends pas pourquoi nous n’avons pas étudié cette affaire à l’école. Toute cette affaire a eu un impact sur les événements qui ont suivi, pas seulement dans notre pays mais dans le monde entier. Les actions de Masaryk nous ont donné accès au monde, grâce auquel il a eu plus de soutien. Par exemple, en Amérique avec la création d’une Tchécoslovaquie indépendante. L’affaire est toujours d’actualité. Pour moi, c’est toujours un mystère que le nom d’Hilsner n’ait pas encore été lavé.
Comment décririez-vous ce qu’a vécu Leopold Hilsner après votre expérience du tournage ? Votre opinion sur lui a-t-elle changé ? Je pense qu’il faut que ce soit clair pour tout le monde que le meurtre rituel pour lequel Hilsner a été condamné est une absurdité sans nom. Je me demandais sans arrêt ce que les gens pouvaient bien se dire à l’époque. Et pourtant, c’étaient des personnes instruites.
Vous êtes-vous rendu dans la maison où a vécu Hilsner ? Oui. J’ai voyagé une journée à Polná. Je me suis rendu dans tous les endroits où l’intrigue du film se déroulait et où le procès a eu lieu.
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