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Retour à L’amour de la graisse
Interview de Mikko Kuparinen (Réalisateur)
Pourquoi avez-vous accepté le projet ? Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le scénario ? Le producteur Ilkka Matila était déjà en train de développer le projet avec les scénaristes Laura Immonen et Hanna-Maija Matila depuis plusieurs années, lorsque l’on m’a proposé la réalisation. Je suis donc arrivé assez tard, seulement six mois avant le fil ait son feu vert. Il avait vu mes anciens projets : un téléfilm, quelques court-métrages et il a aimé.
L’histoire était rafraîchissante avec le personnage principal féminin, qui n’est pas juste la femme dont le personnage masculin tombe amoureux, elle a d’autres projets pour elle. L’attribution conventionnelle des rôles selon le genre est un peu chamboulée dans ce film.
Comment avez-vous sélectionné les acteurs ? Vous avez des critères spécifiques ? Nous avons auditionné peu d’acteurs pour la plupart des rôles. Pour moi c’est l’authenticité des émotions qui fait toute la différence. Pour ce qui est du couple, c’était plus sur leur alchimie et comment ils répondaient au rythme de l’autre.
Les comédies romantiques sont très rares au cinéma finlandais. Pourquoi selon vous ? Et pourquoi avez-vous décidé d’utiliser ce genre pour votre premier long métrage ? Elles ne sont plus si rares que ça ! L’amour de la graisse est sorti en 2012 en Finlande, et suite à cela les choses ont changé un peu. Nous n’avion pas vraiment l’habitude de ce genre comme aux États-Unis. Je pense que maintenant, les films finlandais répondent plus aux différents genres. Au box-office ils marchent très bien à l’échelle nationale, mais comment c’est souvent le cas avec le cinéma de genre, ça ne dépasse pas vraiment les frontières de la Finlande.
Je dois avouer que ce n’était pas ma priorité de faire une comédie romantique, avant d’accepter cet offre j’attendais d’autres projets, mais ils ne se sont pas fait. Je pense que c’est plus un hasard si mon premier film est une comédie romantique.
Comment décririez-vous L’amour de la graisse à des téléspectateurs non-finlandais ? (Par exemple, au Brésil ou au Mozambique) C’est l’histoire d’un garçon qui rencontre une fille, mais elle ne veut rien de plus que du sexe, une fois par semaine, 45 minutes à chaque fois. L’homme accepte, mais il tombe évidemment raide dingue d’elle… C’est une comédie romantique universelle, mais avec une chute. C’est un film drôle et sympa, avec sa petite touche scandinave bien spéciale et beaucoup d’amour.
Quels a été le plus gros défi rencontré pendant la production et le tournage ? Nous avons tourné pendant les Champoniats du monde du porter de femme dans un petit village de Finlande… Et oui, c’est un vrai sport ! Même si ce n’étais qu’une toute petite partie du film, ce jour-ci nous avions presque 1000 choses en plus à coordonner, avec plusieurs caméras et des dizaines d’acteurs, c’était un vrai challenge !
Quels sont vos projets ? Un nouveau film à l’horizon ? J’ai réalisé un deuxième long-métrage appelé 2 Nights ‘till Morning. Mon premier en anglais, c’est un drame romantique avec l’actrice française-canadienne Marie-Josée Croze (Le Scaphandre et le Papillon, Munich, Calvary, Everything Will Be Fine). Le film a été projeté en avant-première mondiale au festival du film de Montréal et j’ai remporté le prix du Meilleur Réalisateur. Au Festival du film de Valladolid en Espagne, nous avons remporté le prix du Meilleur Film. Le film va sortir dans plusieurs salles cette année. J’ai actuellement plusieurs projets en cours et j’aimerais également faire plus de films internationaux dans le futur.
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