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L'abolition (2008) Réalisateur: Jean-Daniel Verhaeghe. Présentation: L’abolition est une minisérie en 2 parties de Jean-Daniel Verhaeghe. C’est la première adaptation des 2 ouvrages de Robert Badinter. Cette fiction relate le combat acharné d’un homme pour l’abolition de la peine de mort dans une société française qui n’était pas prête à l’accepter. Charles Berling y incarne le rôle de Robert Badinter. Gérard Depardieu lui donne la réplique dans le rôle de son avocat Henry Torrès. Résumé: Partie I Septembre 1971: à la centrale de Clairvaux, un gardien et une infirmière sont tués après avoir été pris en otages par les détenus Claude Buffet et Robert Bontems. Robert Badinter partage son temps entre son cabinet d’avocat et la faculté de droit où il enseigne. Un collègue, Philippe Lemaire, lui demande de le rejoindre pour assurer la défense de Bontems, dont le procès va débuter. Pourquoi, alors qu’il ne plaide plus au pénal, va-t-il accepter ? Parce que Bontems risque la peine de mort. Très vite, en étudiant le dossier, Badinter arrive à la conclusion que Buffet seul a tué les deux otages. Il doit le prouver, alors que les deux hommes sont associés dans ce crime. Il s’engage à sauver la tête de son client : on ne tue pas celui qui n’a pas tué. Le procès débute à Troyes dans une atmosphère haineuse : l’administration pénitentiaire, par la mort de l’un de ses gardiens, l’opinion publique, par celle de l’infirmière, amènent l’émotion, relayée par la presse. Partie II Roger Bontems qui n’avait pas tué, qui n’avait pas de sang sur les mains, a été condamné à mort et exécuté. Robert Badinter l’a accompagné jusqu’au bout, jusqu’au pied de l’échafaud. Désormais il ne veut plus d’une justice qui tue. L’abolition est devenue sa cause. Un combat qui lui vaut lettres d’injures et menaces de mort. En 1976, le rapt et l’assassinat odieux d’un enfant glacent d’horreur la France entière. Leur auteur, Patrick Henry, un jeune homme de 20 ans demande à Badinter d’être son avocat. Ayant reconnu les faits, les choses sont claires, nul doute que la peine de mort soit acquise. Pour Badinter, défendre Patrick Henry signifie retourner à Troyes, revoir ces visages pleins de haine, cette foule qui crie “à mort !” Pourtant, il ne saurait se dérober, il accepte. Au terme d’une plaidoirie où il les adjure, déjouant tous les pronostics, les jurés de la cour d’assises de Troyes votent les circonstances atténuantes. Patrick Henry sauve sa tête. |


