La Croatie et sa production audiovisuelle

 

 
 

La Croatie et sa production audiovisuelle

  

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Dans notre monde de plus en plus porté sur le divertissement, il est difficile de trouver un vrai art, c’est à dire un cinéma intelligent, riche, de l’émerveillement, des intrigues profondes et de la poésie. Pendant longtemps, le cinéma a été un moyen d’évasion, de distraction et d’apprentissage culturel. La Croatie réussit à intégrer ces caractéristiques en un seul domaine : le cinéma croate.

Comment ce cinéma est défini ? Quelle est sa particularité ? 

 

 

Le cinéma croate en quelques chiffres

 

Bien que sa place soit grandissante en Europe de l’Est, la Croatie demeure un petit pays ; elle est composée de 4,30 millions d’habitants ; son PIB avoisine les 13 800 € par habitant. Toutefois, la consommation cinématographique est très forte. En 2011, les salles obscures ont attiré plus de 3,3 millions de venues. Pourtant, le nombre de salles – 136 écrans - est faible. Le prix de la place est également faible, égalant 4€ ; néanmoins, ce prix très abordable incite les croates à multiplier les séances.

La production de films s’avère également restreinte, totalisant 20 productions par année, dont on trouve 10 co-productions. Ce sont d’ailleurs pour la plupart des films à petit budget ; la moyenne de production en 2012 était de 1,3 millions €. Le Ministère de la culture cofinance également environ 60 minutes d'animation par an, des documentaires et des films expérimentaux.

Le cinéma américain est fortement implanté en Croatie, totalisant plus de 78% du chiffre d’affaire. Toutefois, seuls les blockbusters acclamés par la presse sont des succès ; en effet, Harry Potter et les Reliques de la mort Partie 2 est le film ayant engendré le plus de bénéfices. Les importations de superproductions américaines et étrangères sont donc vues d’un très bon œil par les croates.

 

La période de crise  

Dès que la Croatie est devenue indépendante dans les années 90, le cinéma croate a subit une crise. En raison des guerres , le marché audiovisuel croate a diminué , la plupart des salles ont disparu et aucun film croate recevait du soutien financier. Durant la période de domination de Franjo Tudjman , le gouvernement a tenté d’éviter la censure, mais a imposé des programmes plus nationalistes. Cela rendait moins accessible le cinéma croate non seulement au grand public à l’échelle internationale , mais aussi à l’échelle nationale.

 

 

Vinko Bresan

 Le 3ème Âge d'Or du cinéma

Après les métamorphoses politiques du début des années 2000, le cinéma croate baigne dans un environnement totalement libre pour la première fois. En conséquence, le cinéma croate refleurit. On parle de « Troisième Âge d’Or du cinéma ». L'un des réalisateurs les plus populaires du cinéma contemporain croate est Vinko Bresan. Comment la guerre sur mon île a commencé (1997) , et Marsal ont été de francs succès grâce au mélange d’humour grotesque et de critique politique. Le long-métrage Témoins, basé sur un roman de Jurica Pavičić, de Bresan est le premier film du pays à dénoncer les crimes de guerre des dirigeants de l’Ex-Yougoslavie. Le film a été projeté et en compétition au Festival de Berlin en 2003 . A Wonderful Night in Split de Arsen A. Ostojić a reçu une nomination pour le prix de aux European Discovery EFA awards. Ici de Zrinko Ogresta a été récompensé au Festival de Karlovy Vary . Parmi les autres réalisateurs contemporains, les plus reconnus à l'échelle internationale sont Ognjen Svilicic et Dario Pleic.

 

Ainsi, le cinéma croate jouit d’un prestige culturel. Il s’agit d’un des plus reconnus cinémas d’Europe. Cet aspect avant-gardiste et prestigieux peut être un atout pour la chaîne.

 

 

Zagreb La Croatie sur Eurochannel

La Croatie a toujours été à l’honneur lors des Tours de courts-métrages, dédiés à toutes les régions d’Europe.

Ainsi, deux courts-métrages ont été intégrés à la programmation du dernier Tour Eurochannel dédié à la figure de la femme en Europe.
Le comité de Karlovac était présent à travers le court-métrage Première Dame de Dubrave, réalisé par la jeune Barbara Vekariç, relatant la volonté de réussir dans la chanson d’une adolescente banlieusarde. Le pays, notamment la ville de Zagreb, a été représenté par le court-métrage Parapluie dirigé par le très talentueux et anti-conformiste Jure Pavloviç. Parapluie raconte de manière originale les relations amicales entre Tea et Ivan, autour de la récupération d’un parapluie.

Le cinéma croate a également été présenté lors des Quatrième et Troisième Tours. Adieu, réalisé par la scénariste Irena Skoric, focalisé sur la disparition d’une équipe de tournage, et That Little Hand of Yours, racontant les rencontres d’un chauffeur de taxi, dirigé par la douée Sara Hribar, en témoignent.

En plus de proposer un panorama des grandes villes croates, ces courts-métrages illustrent la liberté artistique des réalisateurs et des scénaristes.

 

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