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La Lituanie et sa production audiovisuelle
Pour comprendre le cinéma lituanien actuel, il est important de connaitre son histoire et plus particulièrement son positionnement pendant le régime soviétique. Jusqu’en 1990, l’industrie cinématographique lituanienne était surveillée de près par le régime. À la censure stricte se mêlaient les obstacles techniques et financiers et l’entreprise d’État, le Lithuanian Film Studio, était l’unique structure.
Le Rideau de Fer tombé, les investissements privés se sont multipliés afin de permettre à l’industrie cinématographique lituanienne de continuer à survivre dans un pays dévasté. C’est aussi pour cela qu’elle est aujourd’hui en pleine ébullition ! Ouverte sur l’ouest comme sur l’est, elle est au centre de l’Europe et commence à s’implanter dans les prestigieux Festivals de Cannes, Berlin ou encore Venise.
Le cinéma lituanien À première vue, la Lituanie n’est pas propice à la consommation de masse en matière de cinéma. Ses 3 millions d’habitants en font un petit pays où les salles se font rares (avec 95 écrans seulement) et la production est très faible (environ 10 films par an). Cependant, la consommation cinématographique est très forte et capitalise 3 millions de visiteurs par an en moyenne. Depuis les années 2010, l’industrie cinématographique lituanienne est en pleine progression : financements européens et co-productions à la hausse, digitalisation progressive sur le territoire, projets exportés de plus en plus à l’étranger… Ce diamant brut se taille tout doucement et s’ouvre au monde. Fortement censurée pendant le régime communiste, la Lituanie a mis du temps à se relever, d’où son développement récent. La modernisation de son industrie passe principalement par la diversification de ses financements. Jusqu’en 2010 le Ministère de la culture et le Lithuanian Film Centre concentrait la quasi-totalité des financements des projets, à hauteur de 1 million d’euros par an. Aujourd’hui, le Lithuanian Film Centre finance toujours 40 à 50% des projets de longs-métrage (et jusqu’à 75% pour les films à tout petit budget) mais l’industrie dépasse ses frontières et les co-productions avec des sociétés étrangères et les aides européennes via des structures telles que la MEDIA programme ou Eurimages sont en pleine croissance. Ces dernières permettent ainsi aux projets d’être présentés aux pays européens de façon plus simple.
Festivals et récompenses
En 2010, la Lituanie a ainsi pu signer son entrée sur la scène internationale avec la présentation de ses projets au Festival de la Berlinale. Et en 2011 lors de la Berlinale et du Festival de Cannes. Le film le plus important de 2012, Vanishing Waves (un long-métrage de science-fiction/romance), co-production lituanienne, française et belge, financé en partie par le Ministère de la Culture et surtout par Eurimages et MEDIA programme, a remporté de nombreux prix dans les différents festivals et s’est exporté aux États-Unis, au Japon, en Corée du Sud, en Suisse, en Slovénie et en République Tchèque. Aujourd’hui la France est le principal pays partenaire des projets lituaniens. De grands noms du cinéma lituanien sortent ainsi de l’ombre comme Jonas Mekas et Sarunas Bartas. De par sa position géographique et sa modernisation récente, le cinéma lituanien est aujourd’hui au carrefour entre l’Europe et le monde slave.
La Lituanie sur Eurochannel
La chaîne a réussi à mettre en valeur la Lituanie sur la quasi totalité des Tours Eurochannel de Court-Métrages.
Un long-métrage a été programmé en dehors de ces Tours : Eurochannel a une fois de plus choisi un film de Tomas Donela : L’Adieu, l’histoire d’Audrius, atteint d’une leucémie, qui tente de savourer ses derniers instants de vie, sans réellement y arriver, sachant sa fin proche. Un film bouleversant arborant une fois de plus le thème de la mort et du mystère.
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Le Garçon et la Mer de Tomas Donela, un conte métaphorique sur la mort, présenté lors du second, retrace le fil d’une journée passée par un enfant et son grand-père à la plage. Lors du troisième Tour, GrandPa d’Andrius Paskevicius avait été mis à l’honneur. Ce film à l’atmosphère mystérieuse narre le retour d’un jeune garçon, venu voir son grand-père après de longues années d’absence. Avec la programmation du quatrième Tour, Eurochannel a confirmé sa volonté de mettre en avant les atmosphères mystérieuses et les situations en apesanteur, caractéristiques des projets lituaniens. Le Mercredi, de Leva Javaitylé, présente ainsi une journée en apparence banale pour une femme faisant ses courses dans un supermarché… sauf que cette femme n’est pas ce qu’elle prétend être… Enfin, lors du cinquième Tour, le réalisateur Lukrecija Vaupsaite était à l’honneur avec son film Police des émotions, un lieu magique où l’on vient dénoncer des crimes comme une rupture ou un manque de diplomatie.