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La Malédiction de la rivière : L’inspiration des lieux abandonnés
Le film La Malédiction de la rivière de Lorenzo Bianchini prend vie dans les paysages hantés des villages de montagne abandonnés du Frioul-Vénétie Julienne. Dans cette conversation intime, le réalisateur nous explique comment le lieu inspire l’histoire et pourquoi « moins » peut parfois signifier « plus » dans la fabrication de la peur au cinéma.
Comment les lieux influencent-ils votre processus de narration ? Pour moi, l’idée naît toujours des lieux. La plupart du temps, quand je pense à des images, j’écris une histoire autour d’elles. Ravice di Tre est né du sous-sol de cette immense école où nous avons tourné. La Malédiction de la rivière est née de l’exploration de presque tous les villages abandonnés des montagnes du Frioul-Vénétie Julienne, jusqu’à ce que j’arrive à Topolò, qui m’a tout de suite fasciné, en particulier la partie basse, la plus ancienne de la ville.
Qu’est-ce qui vous a en particulier attiré à Topolò ? Topolò est situé dans les vallées du Natisone, dans l’est du Frioul, et sa géographie garde une part de mystère. La plupart des extérieurs y ont été tournés. Le protagoniste, Marco Marchese, s’approche lentement de cette ville, l’explore, et nous le suivons pour comprendre ce lieu énigmatique. Le lieu devient presque un personnage à part entière.
Parlez-nous de votre travail avec Marco Marchese. Marco a été la présence qui m’a accompagné tout au long de l’écriture du scénario avec ma sœur. Je l’avais rencontré en 2007 lors du tournage d’Occhi, et je me souvenais de son expressivité très particulière. J’ai immédiatement compris qu’il était l’acteur parfait pour cette nouvelle aventure. Au départ, je pensais que ce serait juste lui et moi, avec mon vieux Panasonic DVX100, à nous aventurer dans les montagnes.
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