La créativité au cinéma : Entretien avec Marco Ponti

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La créativité au cinéma : Entretien avec Marco Ponti

Lors d’un échange autour de son film Sans limite, le réalisateur Marco Ponti parle de la créativité et des différentes influences cinématographiques qui ont façonné son travail. Des Spaghetti Westerns aux comédies classiques, la fascination de Ponti pour différents genres est évidente lorsqu'il parle de son processus créatif.

Votre film inclut une scène mémorable impliquant de l'acide et un corps qui rappelle aux spectateurs Breaking Bad. Était-ce une référence voulue ?

Lorsque nous avons filmé cette scène, je n'avais en réalité pas vu la scène de Breaking Bad, bien que beaucoup de gens en parlaient. Après l'avoir visionnée, j'ai réalisé que la nôtre nécessitait une approche différente : plus de vapeur, moins de contenu graphique. Ce n'était pas le genre de film que nous réalisions.

Le film semble s'inspirer de plusieurs genres. Pouvez-vous nous parler de quelques influences clés ?
Plusieurs hommages sont disséminés tout au long du film. Par exemple, nous avons une scène inspirée de Peaky Blinders, où un enfant souffle de la poudre colorée sur un personnage. Mais peut-être que la plus grande influence provient des Spaghetti Westerns. En grandissant, des réalisateurs comme Sergio Leone et même les œuvres comiques de Bud Spencer et Terence Hill ont façonné ma perception du cinéma. C’étaient des aventures rocambolesques et incroyables où le monde occidental est dépeint de manière brute et réaliste.

Il y a une scène fascinante à la banque avec Lorenzo Richelmy qui possède un style comique bien à lui. Qu'est-ce qui vous a inspiré cette scène ?
Nous voulions jouer avec les traditions de la comédie burlesque, semblables aux grandes comédies des années 1940. Bringing Up Baby de Howard Hawks est un chef-d'œuvre dans ce genre cinématographique. Nous avons adoré l'idée de faire entrer le personnage de Lorenzo dans une banque en criant : « Ce n'est PAS un braquage ! », ce qui, bien sûr, fait paniquer tout le monde car nous entendons seulement le mot « braquage ». Il finit par sortir avec 20 millions d'euros et une montagne de problèmes, lançant ainsi l'intrigue de notre histoire.

Le personnage interprété par Eugenio semble incarner Jigen de Lupin III. Est-ce que c'était intentionnel ?
Absolument ! Lorsque Eugenio est arrivé sur le plateau, nous lui avons donné des sandales, des Birkenstocks, une cigarette et on lui a fait une coupe de cheveux particulière. Dès qu'il a mis cette cigarette dans la bouche, tout le monde a reconnu la touche de Jigen. Bien qu'il ne soit pas un personnage comique, nous voulions capturer cette même présence calme et posée, caractéristique de Jigen.

Le film a été comparé à The Big Lebowski en qui concerne le dynamisme des personnages. Comment voyez-vous cette connexion ?
Comme The Big Lebowski, notre film se concentre sur des personnages complexes et tridimensionnels qui ne cherchent pas les ennuis ni l'aventure. Ils se retrouvent simplement au mauvais endroit au mauvais moment et finissent par devenir des héros malgré eux. Il y a cette même sensation de personnages confrontés à des circonstances qui échappent à leur contrôle, tout comme dans The Big Lebowski, où une simple erreur d'identité propulse le personnage dans une série de mésaventures.

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