Trois grands cinéastes roumains

Gopo

Ion Popescu-Gopo

Trois grands cinéastes roumains que tout le monde devrait connaître

Le cinéma roumain est devenu l’un des plus reconnus, après l’accession des pays de l’Europe de l’est à l’économie de marché. Après des débuts difficiles, les réalisateurs et les scénaristes ont trouvé les meilleurs investisseurs pour leurs films. Certains de ces réalisateurs ont à présent franchi les barrières du cinéma est-européen pour arriver sur la scène internationale.  Découvrez le guide des meilleurs réalisateurs venus de Roumanie.

Ion Popescu-Gopo

Faites la connaissance d’un homme dont le nom est honoré chaque année aux Oscars roumains, autrement appelés « prix Gopo ». Gopo a été le premier réalisateur roumain à se distinguer. Avant de se consacrer au film d’animation en 1951, il a été pendant une dizaine d’années graphiste et dessinateur. Il remportera en 1957 la Palme d’or à Cannes, avec Courte Histoire (1956). Son bonhomme nu, baptisé « Le petit homme de Gopo », était le personnage principal de ce film d’animation et de plusieurs autres courts-métrages. Il a par la suite réalisé des longs-métrages en prises de vues réelles, notamment le drame d’espionnage On a volé une bombe (1961).

Sergiu Nicolaescu

Il est en Roumanie le roi du péplum kitsch, mais aussi acteur, réalisateur, puis politicien. Sergiu Nicolaescu est renommé pour son film Michel le Brave, un biopic sur Mihai Viteazu, l’homme qui a uni les territoires de l’actuelle Roumanie. Nicolaescu a aussi réalisé des thrillers se déroulant dans l’ère pré-communiste de la première moitié du XXe siècle, parmi lesquels Un commissaire accuse (1973). Il a été l’une des figures de proue de la révolution roumaine de 1989. Il regrettera par la suite cet activisme politique, coupable de l’avoir détourné de son travail artistique. Nicolaescu est décédé le 3 janvier 2013, des suites d’un arrêt cardiaque.

Cristi Puiu

Né à Bucarest, Cristi Puiu est perçu comme un révolutionnaire du cinéma moderne roumain. La critique considère à présent son road movie, Le Matos et la Thune (2001), comme étant la genèse de la nouvelle vague roumaine. Cependant, c’est son deuxième long-métrage qui a fait un tabac, La mort de Dante Lăzărescu (2005), une comédie caustique qui plaira à tous ceux qui auront déjà fait la douloureuse expérience d’un système de santé surchargé. En 2006, ce film a totalisé 47 prix et plusieurs nominations au classement des dix meilleurs films, selon la critique américaine et des magazines français, tels que Telerama et Les Inrockuptibles. Puiu a pour objectif de créer une série de films intitulée Six histoires des banlieues de Bucarest, qui sera le récit de six histoires d’amour.

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Sergiu Nicolaescu

Puiu

Cristi Puiu